Cet article fait la synthèse des recommandations de bonnes pratiques à mettre en œuvre dans un centre d’imagerie médicale pour assurer la sécurité des patients et des équipes face au Covid 19. Remarque préliminaire : cette liste de recommandations n’est pas exhaustive.

Concernant la prise des rendez-vous Lors de la prise de RdV, prévenir que le patient doit venir seul, sauf en cas d’impossibilité majeure.

  • Faire valider systématiquement par un radiologue toutes les demandes d’examen.
  • Informer les patients que les RdV ne seront pas donnés sur site, mais uniquement par téléphone, ou par Internet (via le site du CIM, Doctolib, etc.).
  • Demander aux patients de venir sans bijoux (pour éviter toute manipulation inutile par les manipulateurs).
  • Leur demander de venir à l’heure précise du RdV (ne pas venir en avance).
  • Leur préciser qu’ils doivent venir avec un masque. Les masques ne seront pas fournis par le CIM.
  • Grouper les examens pour un même patient quand cela est possible.
  • Prévoir des plages dédiées pour les patients Covid ou suspects Covid.
  • Informer les patients d’annuler leurs RdV sur Internet.

Il s’agissait là, de mettre en place des mesures de protection afin de lutter contre une expansion présentant des risques pour la population mais aussi pour les capacités de notre système de soins. Aujourd’hui, la première vague semble passée. Les agences régionales de santé ont d’ores et déjà demandé aux établissements de mettre en place une organisation pour prendre en charge une éventuelle deuxième vague qui pourrait survenir pendant la période estivale, donc en mode dégradé du fait du manque d’effectif pendant celle-ci.

Cette période a été riche en enseignements. Souhaitons qu’il en reste des traces et des bons usages. En ce qui me concerne j’ai été très touchée par les retours faits par les collègues que j’ai pu accompagner dans la mise en place de Labelix. « Tu sais, au départ on se demandait pourquoi tu vérifiais si on savait se laver les mains, si on appliquait correctement la solution hydro-alcoolique, si on nettoyait notre matériel et tout le reste. Là maintenant ça nous a paru si évident, car on savait le faire et aujourd’hui on comprend encore mieux pourquoi. »

L’obtention de Labelix n’est pas une fin en soi, ce n’est pas juste une étiquette, c’est l’appropriation d’un savoir-faire, un outil de maîtrise de l’organisation.

« L’hygiène est garantie par le site d’imagerie », ce chapitre dédié du référentiel vise à mettre en place les moyens et l’organisation afin de à lutter contre les infections quelles qu’elles soient.

Le référentiel guide et rappelle ainsi les attendus en matière d’hygiène des locaux, du linge, de l’entretien des équipements, des patients infectés et/ou immunodéprimés et des actes. Cela ne vous rappelle-t-il pas quelque chose ? N’est-ce pas ce qui a été mis en exergue par le Covid-19.

En fait, lorsque l’usage est déjà couramment établi, lorsque chacun sait comment et pourquoi faire les choses et où trouver l’information lorsqu’elle échappe, seules peuvent rester les difficultés d’approvisionnement des structures privées pour les matériels spécifiques et le peu de reconnaissance des médias et des pouvoirs publics de l’implication de nos équipes dans ce contexte.

Valérie GARBAY
Conseil Management Organisation Qualité
Personne Compétente en Radioprotection

L’organisation au service de l’hygiène dans la crise sanitaire

Nous le savons, la crise sanitaire que nous rencontrons actuellement est sans précédent. Sanitaire, humaine, économique, elle est venue bouleverser les habitudes et les comportements que nous jugions, il y a encore 3 mois, comme étant normaux.

Si les centres d’imagerie médicale et autres services de santé n’ont pas fermé et ont maintenu leur activité de soins durant la période de confinement et le pic de contagiosité, il leur a fallu mettre en place des méthodes sécurisées d’accompagnement des patients et de travail des salariés.

C’est dans ce cadre qu’intervient LABELIX.

Ce référentiel organisationnel garantit la qualité du fonctionnement du centre d’imagerie, la sécurité du patient ainsi que celle des équipes. À ce titre, un important chapitre permet aux centres d’imagerie de sécuriser leurs pratiques en couvrant différentes thématiques relatives à l’hygiène.

Il est donc intéressant de constater que LABELIX permet aux centres de mettre en application les préconisations et exigences attendues par les autorités (nettoyage des mains, désinfection des salles, des machines…).

Au-delà des exigences opérationnelles relatives à l’hygiène, LABELIX est également une méthode qui a vocation à mettre en place un système de management de la qualité à travers une gestion de risques.

À ce titre, le centre d’imagerie « met en place un programme de prévention, de gestion et de maîtrise des risques ». Ce programme s’appuie sur une analyse des risques identifiés, cartographiés et faisant l’objet d’un plan d’action.

Envisagée à l’aune de la crise sanitaire actuelle, cette méthode permet de croiser efficacement l’analyse issue – par exemple – du document unique d’évaluation des risques professionnels, des actions relatives à l’hygiène et, de manière générale, du risque inhérent à une pandémie. Enfin, le centre d’imagerie formalise le retour d’expérience, avec les différentes personnes concernées, et peut ainsi mesurer l’efficacité de sa gestion globale du risque.

Pour cela, LABELIX offre aux centres d’imagerie médicale les moyens d’anticiper et de maîtriser les effets de la crise sanitaire, mais également de se repenser, de se réorganiser et de s’adapter. Il nous accompagne ainsi pour maintenir, autant que faire se peut, une activité normale durant une situation exceptionnelle.

Thibault LABARTHE
CARRON Consultants

Covid-19 : référentiel Labelix, une meilleure prise en charge

L’Imagerie Médicale du Biterrois – groupe composé de 6 cabinets dont 4 implantés au sein d’établissement de soins – est en cours d’élaboration d’un système de management de la qualité répondant aux exigences du référentiel Labelix. La gestion de la crise sanitaire au sein du groupe a révélé l’intérêt et la pertinence de déployer une démarche qualité.

Le besoin de pouvoir se référer à des protocoles validés et partagés a été identifié par les professionnels. Ce constat a souligné la nécessité :

  • d’organiser sa gestion documentaire (critère 9.4 de Labelix),
  • de formaliser une procédure écrite pour la prise en charge des patients infectés Covid + (critère 4.2),
  • d’établir des protocoles spécifiques pour le bionettoyage et la gestion des tenues, y compris des équipements de protection individuelle (critères 4.3, 4.4 et 4.5),
  • de coopérer avec les établissements de soins partenaires pour la validation des protocoles d’hygiène et la clarification des circuits d’information sur l’état de contagiosité des patients (critères 3.1 et 4.2).

Le cabinet répondait déjà aux obligations réglementaires d’évaluation des risques professionnels (critère 2.2) ; un document unique est rédigé pour chaque structure du cabinet et est révisé tous les ans en collaboration avec les délégués du personnel. La gestion de la crise a permis de mettre en lumière le lien entre démarche qualité et gestion des risques ; qu’il s’agisse des risques auxquels sont exposés les professionnels ou les risques corrélés à la prise en charge des patients (critère 9.2).

Par ailleurs, la mise en place de mesure de distanciation sociale à l’accueil a contribué à améliorer la maîtrise de la confidentialité ! (critère 1.6).

Ainsi par la gestion de cette crise sanitaire sans précédent, la pertinence des exigences du référentiel Labelix a pu être démontrée valorisant ainsi le sens d’une démarche qualité.

Marie-Cécile COS
ELSE Consultants